HMS Glorious

HMS Glorious
Première Guerre mondiale
Croiseur cuirassé HMS Glorious en 1918

Le HMS Glorious a été un vaisseau de guerre de la marine royale, conçu pour des missions lointaines, comme « croiseur de bataille léger » pendant la Première Guerre mondiale. Sur la même conception que son sister-ship HMS Courageous, et son dérivé HMS Furious, ces navires ont été, sur l'idée de l'amiral Lord Fisher, conçus pour appuyer des opérations britanniques en eau peu profonde et en mer Baltique.

Le HMS Glorious a été construit sur le chantier naval Harland & Wolff, près de Belfast (Irlande du Nord). Classé croiseur cuirassé léger, il était cependant doté de canons de 15 pouces, mais n'était que légèrement blindé. Sa quille posée le 1er mai 1915, le HMS Glorious est lancé le 20 avril 1916, ses travaux achevés le 14 octobre 1916, le navire a été commissionné en janvier 1917. Sa construction a coûté au total 2 119 065 £.

Ses machines étaient semblables à ceux d'un croiseur de l'époque, le HMS Champion, c'est-à-dire composées de deux ensembles de bielles reliées à quatre axes. En 1917, le HMS Glorious fit des essais, avec succès, en pleine mer et à pleine vitesse (23 n½uds), de lancement de torpilles, ce qui, à l'époque, était un exploit et n'était possible que par des sous-marins de dernière génération, à cause de la pression de l'eau peu maîtrisée

Son armement secondaire était d'un nouveau type et composé de trois canons de 4 pouces, prévus pour fournir un tir rapide contre les torpilleurs ennemis. Les chargeurs de ces canons étaient en fait mal conçus, et diminuaient singulièrement leurs efficacités. En raison de sa conception légère et d'autre défauts, le HMS Glorious est resté en réparation plus de temps que la moyenne, et y a gagné le surnom d'Uproarious (« l'hilarant », « le désopilant »).

Le HMS Glorious devient navire-amiral du 3e Light Cruiser Squadron, et plus tard du 1er Light Cruiser Squadron. Le 17 novembre 1917, avec le HMS Courageous et le HMS Repulse, il engagea, sans subir aucun dommage, les forces allemandes dans la baie de Heligoland en mer du Nord.

En 1918, des plateformes courtes de décollage pour avions ont été montées sur les deux tourelles de 15 pouces. Le 21 novembre 1918, il sera présent à la signature de reddition de la flotte allemande.

En 1919, il sera rattaché à l'école d'artillerie à Devonport comme navire-école d'artillerie, et plus tard, il sera le navire amiral de la flotte de réserve.
Transformation

Lorsque le traité de Washington fut signé en 1922, le HMS Glorious n'était plus opérationnel, et une décision fut prise pour le transformer en porte-avions. La combinaison d'une grande coque et d'une vitesse suffisamment importante pour l'époque, ajoutée à conception originale ratée, fera de lui un candidat idéal pour cette transformation. Les travaux de conversion du navire démarrent en 1924, et seront terminés lors de la remise en service le 10 mars 1930. Les travaux commenceront sur les chantiers de Rosyth, mais après sa fermeture en 1929, le navire sera transféré sur le chantier naval de Devonport pour l'achèvement, cette transformation coûtera 2 137 374 £.

Lors de sa transformation en porte-avions, le HMS Glorious a été doté de deux ponts : un pont principal, et un pont secondaire situé à l'avant du navire. Lors de la refonte de 1935-1936, ce pont secondaire sera remplacé par une tourelle de canons anti-aériens. Deux catapultes capables de lancer des avions pesant plus de 4,5 tonnes seront installées sur le pont principal.

Le porte-avions avait des hangars sur deux niveaux, de 550 pieds de long et de 24 pieds (7,3 m) de haut chacun, pour y loger 48 avions. Initialement, il transportait des Fairey Flycatcher, Blackburn Ripon, de Fairey Swordfish et des avions de reconnaissance Fairey III, puis des Fairey Swordfish et des Gloster Gladiator. Le HMS Glorious pouvait être différencié de son navire jumeau, le HMS Courageous, par l'arrondi plus grand de son pont d'envol à la poupe, ce dernier ayant aussi un mât tripode au lieu d'un mât simple.

Il est à remarquer que le HMS Glorious, après transformation en porte-avions (plus lourd), atteint aux essais une vitesse supérieure au croiseur dans les mêmes conditions normales de charge, sans doute grâce aux modifications et aux aménagements des chaudières.

Le 1er avril 1931, il entra en collision avec le paquebot français Florida, à 60 milles de Gibraltar, endommageant sévèrement la coque du paquebot et causant 30 morts (dont 1 seul marin du HMS Glorious). Il recueillit les passagers à son bord et remorqua le Florida à Málaga.

Les tourelles de 15 pouces qui ont été retirées du HMS Glorious à la suite de sa refonte, ont été installées plus tard sur le HMS Vanguard (tourelles avant A et B).
Seconde Guerre mondiale [modifier]
Porte-avions HMS Glorious le 8 juin 1940

Au début de la Seconde Guerre mondiale, le HMS Glorious naviguera avec la flotte méditerranéenne, mais en octobre 1939, il sera envoyé, via le canal de Suez, dans l'océan Indien pour participer à la recherche et la chasse du cuirassé de poche allemand Graf Spee.

Lors de l'invasion de la Norvège en avril 1940, le HMS Glorious a été rappelé et le 23 avril, il arrivera en Grande-Bretagne avec le HMS Ark Royal, et repartira le lendemain pour les eaux norvégiennes.

Le 27 avril, il retournera en Grande-Bretagne pour se réapprovisionner en carburant, et le 1er mai, se rendra à nouveau en Norvège pour attaquer les positions allemandes. Lors de ce voyage retour, il transporta des Gloster Gladiators en Norvège pour opérer depuis un lac gelé, mais ces appareils furent rapidement détruits par les Allemands.

Le 28 mai, il se bat à Bardufoss au nord de la Norvège, sans escorte navale faute de destroyer disponible, avec uniquement l'aide d'un escadron de la RAF, pour la couverture de l'évacuation des troupes alliées. Le 2 juin, il couvrira l'évacuation des troupes alliées de Narvik (comté de Nordland), et de la Norvège à partir du 5 juin (opération Alphabet).

Le 8 juin, le HMS Glorious, sous le commandement du capitaine Guy D'Oyly-Hughes (spécialiste des sous-marins) avec seulement dix mois d'expérience dans des opérations de porte-avions, embarqua à son bord dix Gloster Gladiator et huit Hawker Hurricane, provenant du 46e et 246e escadron de la RAF. Ce fut le premier appontage d'avions modernes non munis de crochets d'appontage.

Le HMS Glorious quitta un gros convoi pour naviguer indépendamment pour retourner au Royaume-Uni. Lors de son retour vers Scapa Flow, alors qu'ils se trouvaient dans les eaux norvégiennes, le porte-avions et ses deux escorteurs, les destroyers HMS Acasta et HMS Ardent, furent interceptés par les croiseurs cuirassés allemands Scharnhorst et Gneisenau. Les trois bâtiments seront coulés en moins de 70 minutes, à approximativement 170 milles marins (315 kilomètres) à l'ouest de Harstad, avec 1 519 hommes. Il y aura seulement 45 survivants.

Le Scharnhorst, très endommagé par une torpille du HMS Acasta, et deux autres bâtiments allemands touchés par de nombreux obus de 120 seront contraints, avec le Gneisenau, de quitter les lieux pour se retirer à la base allemande de Trondheim (Norvège), ce qui permettra au convoi d'évacuation des troupes alliées d'avoir le passage libre de tout opposition plus tard dans la journée
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# Posté le vendredi 11 décembre 2009 19:15

HMS HERMES

HMS HERMES

Porte-avions

Britanniques comme Japonais se sont disputé la paternité du premier porte-aéronefs mis sur cale comme tel dès l'origine. Lançé en septembre 1919, alors même que le Hosho n'était pas encore en construction, le Hermès peut sans conteste s'arroger ce titre. Dès l'année 1917, alors que la Royal Navy comptait plus de porte-aéronefs en service que toute autre Nation, on étudia un design spécialiement dédié à cette tâche. Il fut prêt et approuvé en juillet 1917, et la coque entamée en janvier 1918. A cette époque les avions n'étaient guère lourds et peu encombrants, de sorte que ses dimensions (182 mètres de long par 21 de large) paraissaient plus que confortables. Par ailleurs, dans les doctrines classiques, le péril de surface restait le plus important, et outre une bonne protection ASM grâce à des ballastages et à des cloisons internes bien étudiées, il disposait de l'armement d'un croiseur léger, 10 pièces de 152 mm. On envisageait pas encore que les avions eux-mêmes puissent constituer des menaces sérieuses pour d'autres unités de surface...


Le Hermes au début de la guerre

Quelques détails dans sa construction paraissaient démodés en 1939, comme sa piste de décollage en forme ogivale (mais reprise par la plupart des PA de l'époque), et ses ascenceurs cruciformes, ou encore sa passerelle massive et son poste de direction de tir, vestige d'hybridation avec un croiseur. La reconstruction des Furious, Glorious et Courageous s'en inspirèrent largement. L'Hermès fut achevé en février 1924. Il pouvait alors embarquer 20 appareils seulement. Il se comportait très bien par le gros temps, grâce à sa coque en "V", et était assez rapide.

En 1939, il avait derrière lui une carrière opérationelle déjà fort longue. Son armement d'origine comprenant outre ses canons de 152 mm, 4 pèces de 102 mm AA, et ne fut pas modifié: A partir de 1941, il reçut en plus 6 canons AA de 20 mm. Envoyé en extrême-Orient, il fut finalement attaqué et coulé par des bombardiers en piqué Japonais "Val", le 9 avril 1942.

Spécifications techniques
Déplacement 10 850 t. standard -13 000 t. Pleine Charge
Dimensions 182,3 m long, 21,4 m large, 5,7 m de tirant d'eau
Machines 2 hélices, 2 turbines Brown-Curtis, 6 chaudières Yarrow, 40 000 cv.
Vitesse maximale 25 noeuds
Blindage Ceinture 75 mm, cloisons hangar 15, pont 25 mm
Armement 10 pièces de 152, 4 de 102, 6 de 20 mm AA, 20 appareils
Equipage 664

# Posté le dimanche 18 octobre 2009 03:46

HMS Eagle

HMS Eagle
Porte-avions

En 1917, la Royal Navy procédait à des essais avec le Furious. Ceux-ci avaient démontré l'inefficacité d'une séparation entre le pont d'atterrissage et celui de décollage. Par ailleurs, le PA Argus, en reconversion à ce moment était trop faiblement armé aux yeux de l'amirauté qui désirait un navire capable de se défendre seul. De là, germa l'idée de la reconversion d'un autrenavire de ligne. Et on réquisitionna alors dans ce but le Dreadnought Admirante Cochrane, en construction pour le Chili. En décembre 1917, un plan de reconversion était prêt et approuvé, et le 28 février 1918, le navire fut officiellement renommé Eagle et pris en main pour une reconversion.


L' Eagle en 1942

Il sera lancé le 8 juin 1918, mais achevé en avril 1920. Il était au début prévu de le doter de deux passerelles (une de chaque bord), mais ce projet fut vite mort-né. Il n'avait pas encore reçu sa cuirasse, et de ce fait, la ligne de flottaison fut redescendue de quelques mètres. Il fut cependant blindé, et bien armé (12 pièces de 152 mm, l'armement d'un puissant croiseur léger). Son pont d'envol suivait la courbure de la proue et se terminait en ogive. Il disposait de deux ascenceurs, dont un avant réservé aux bombardiers, plus vaste et cruciforme. Mais à sa sortie, après quelques essais à Portsmouth, il partit à Devonport pour recevoir des machines au mazout, 6 pièces de 152 mm au lieu des 12 prévues, une passerelle agrandie et des ballasts si larges que l'Eagle fut, en 1922, le premier navire de la RN à ne pas pouvoir passer par le canal de Panamà. Par ailleurs, il disposait de 6 tubes lance-torpilles de 533 mm (deux bancs triples latéraux) et 4 pièces de 47 mm entre les cheminées sur la passerelle.

Opérationnel jusqu'en 1939, l'Eagle perdit une pièce de 102 mm en 1933, puis reçut un affût quadruple de 40 mm AA "Pom-pom" à l'avant, un second étant rajouté à l'arrière de a passerelle en 1937, puis 12 pièces de 20 mm AA Oerlikon en 1942. Il servait à cette date en méditerranée, et c'est là qu'il fut torpillé et coulé par l'U73, le 11 août 1942. L'Eagle fut une bonne école mais sur le plan général, il était assez insatisfisant, déplaçant presque le poids d'un cuirassé pour n'embarquer qu'une vingtaine d'appareils.

Spécifications techniques
Déplacement 21 630 t. standard -26 000 t. Pleine Charge
Dimensions 203,7 m long, 28,7 m large, 7,5 m de tirant d'eau
Machines 4 hélices, 4 turbines Brown-Curtis, 32 chaudières Yarrow, 50 000 cv.
Vitesse maximale 22,5 noeuds
Blindage Ceinture 115 mm, cloisons hangar 40 mm, pont 24 mm, protections internes 100 mm, boucliers 75 mm
Armement 6 pièces de 152, 4 de 102, 16 de 40, 12 de 20 mm AA, 21 appareils
Equipage 950
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# Posté le dimanche 18 octobre 2009 03:36

PORTE-HYDRAVIONS COMMANDANT TESTE

PORTE-HYDRAVIONS COMMANDANT TESTE

1-Introduction

La France fût l'une des nations pionnières de l'aviation embarquée puisqu'elle se lança dans des essais dès avant la première guerre mondiale sans parler du fait que l'hydravion est une invention française. Les essais commencent dès 1910 et pour se faire, le Foudre est amenagé en porte-hydravions.

Le Foudre mis en service en 1896 était à l'origine un croiseur porte-torpilleurs, création issues des idées délirantes de la «Jeune Ecole» et fût modifié pour tester à la fois des hydravions mais aussi des avions terrestres, un Caudron G3 réussissant par exemple à décoller le 8 mai 1914.

La première guerre mondiale mit un terme provisoire aux essais, le Foudre servant de bâtiment base de sous-marins et de transport d'aviation, les réflexions se poursuivirent pour adapter l'avion à l'environement marin.

On étudia ainsi l'utilisation des tourelles de cuirassés d'où décolleraient des avions d'observation pour le réglage de tir et des chasseurs pour la destruction des avions ennemis. La solution est cependant rapidement abandonnée (En France c'est le cuirassé Paris qui avait servit de navire d'essais) en raison des contraintes posées par ses plate-forme sur l'artillerie (vibrations, gène dans les mouvements) avant qu'après guerre la catapulte ne rende cette idée inutile.

Les études sur le porte-avions se poursuivent et la France après avoir effectué des tests sur le Bapaume décide de transformer le Béarn en porte-avions. Au même moment, le besoin d'un transport d'aviation équipés de catapultes se fait sentir pour soutenir avec ses hydravions la flotte.

On envisage tout d'abord la conversion d'un cuirassé, d'un croiseur ou d'un cargo, on recense les navires marchands qui en cas de guerre pourraient servir de transport d'hydravions avant de se décider pour une construction neuve, le futur Commandant Teste

2-Historique

-Le Commandant Teste à été mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Gironde à Bordeaux en mai 1927, lancé le 12 avril 1929 et admis au service actif en mai 1932. Il est affecté à la Méditerranée et basé à Toulon avec quelques incursions dans l'Atlantique.

Son rôle premier de ravitailleur les cuirassés et les croiseurs en appareils neufs tombe vite en désuétude en raison de sa faible vitesse et du débarquement des installations d'hydraviation sur ces navires.

Il est placé en réserve à Toulon en 1939 mais est réarmé en 1943 pour participer à l'opération Arche, un programme d'équipement de l'Empire et des côtes françaises en base d'hydraviation pour renforcer la surveillance des côtes.

Il est caréné à l' Arsenal de Toulon en 1943/44 (allégement de l'armement avec le débarquement de 8 des 12 canons AA de 100mm et l'installation de 12 canons de 25mm en affûts doubles, débarquement de deux catapultes, rénovation de la propulsion) et devient le navire amiral de la Force B.
Cette Force B est composée du transport d'hydravions Commandant Teste, du croiseur mouilleur de mines Pluton, de cargos affrétés appartenant généralement aux Messageries Maritimes et du transport d'aviation Béarn quand il est disponible. Cette force est protégée par un contre-torpilleur et deux torpilleurs (le contre-torpilleur est issu d'une division complète _trois navires_ et les torpilleurs quand le navire qu'il protège est indisponible ou ne prévoie pas de sortie lointaine).

Elle va ainsi installer des hydrobases dans la Baie de Porto-Vecchio, à Dakar, Abidjan, Cayenne, Fort de France et Djibouti.

Les hydravions étant de moins en moins utilisés en particulier en haute mer son désarmement anticipé est envisagé puis annulé en 1946 même si l'existence du projet britannique de porte-avions économique pourrait constituer une alternative intéressante.

3-Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 10000 tonnes pleine charge : 11500 tonnes

Dimensions : longueur : 167m largeur : 27m tirant d'eau : 7m40

Propulsion : turbines Schneider-Zoelly développant une puissance totale de 21000 ch entrainant deux hélices.

Vitesse maximale : 20.5 noeuds Distance Franchissable : 8500 miles nautiques

Protection : ceinture 50mm pont : 36mm

Armement : 12 canons anti-aériens de 100 mm 8 canons anti-aériens de 37 mm
12 mitrailleuses de 13.2mm

Installation d'aviation : hangar (84 x 27 x 7 m) quatre catapultes cinq grues de 12 tonnes

Aviation embarquée : jusqu'à 26 CAMS55

Equipage : 686 hommes

# Posté le mardi 29 septembre 2009 03:32

PORTE-AVIONS/TRANSPORT D'AVIATION BEARN

PORTE-AVIONS/TRANSPORT D'AVIATION BEARN

1-Introduction historique

La France fût l'une des nations pionnières de l'aviation embarquée puisqu'elle se lança dans des essais dès avant la première guerre mondiale sans parler du fait que l'hydravion est une invention française. Les essais commencent dès 1910 et pour se faire, le Foudre est amenagé en porte-hydravions.

Le Foudre mis en service en 1896 était à l'origine un croiseur porte-torpilleurs, création issues des idées délirantes de la «Jeune Ecole» et fût modifié pour tester à la fois des hydravions mais aussi des avions terrestres, un Caudron G3 réussissant par exemple à décoller le 8 mai 1914.

La première guerre mondiale mit un terme provisoire aux essais, le Foudre servant de bâtiment base de sous-marins et de transport d'aviation, les réflexions se poursuivirent pour adapter l'avion à l' environnement marin.

On étudia ainsi l'utilisation des tourelles de cuirassés d'où décolleraient des avions d'observation pour le réglage de tir et des chasseurs pour la destruction des avions ennemis. La solution est cependant rapidement abandonnée (En France c'est le cuirassé Paris qui avait servit de navire d'essais) en raison des contraintes posées par ses plate-forme sur l'artillerie (vibrations, gène dans les mouvements) avant qu'après guerre la catapulte ne rende cette idée inutile.

Les études sur le porte-avions se poursuivent et la France après avoir effectué des tests sur le Bapaume décide de transformer le Béarn en porte-avions. Au même moment, le besoin d'un transport d'aviation équipés de catapultes se fait sentir pour soutenir avec ses hydravions la flotte. On envisage tout d'abord la conversion d'un cuirassé, d'un croiseur ou d'un cargo, on recense les navires marchands qui en cas de guerre pourraient servir de transport d'hydravions avant de se décider pour une construction neuve, le futur Commandant Teste


2-Historique

-Le Béarn, cinquième et dernier cuirassé de classe Normandie est mis sur cale aux Forges et Chantier de la Méditerranée à la Seyne sur Mer le 5 janvier 1914 et lancé le 15 avril 1920 pour libérer la cale. Il reste inachevé jusqu'en 1923 quand est prise la décision de le transformer en porte-avions (4 août). Les travaux sont terminés en 1926 et le porte-avions est armé pour essais le 1er septembre 1926, le premier appontage est réalisé par le second maitre Jacques Guilhou le 9 décembre 1926. L'admission au service actif est prononcé le 1er mai 1928.

Il est affecté à Toulon jusqu'en 1936 puis à Brest jusqu'en 1939 quand son avenir est remis en question. Trop lent pour accompagner croiseurs et cuirassés, il est désarmé le 27 juin 1940. Mouillé d'abord dans la Penfeld, il rejoint ensuite Landevennec où il est placé en réserve avec un noyau d'équipage : l'armement est débarqué, les cuves vidangées.

Il semblait prêt à rejoindre les chantiers de démolition quand en 1944, le besoin d'un navire capable de transporter des avions entre la métropole et les colonies. Une équipe du STCN visite le Béarn et son bon état lui permet d'être réarmé comme transport d'aviation.

Remorqué à l' Arsenal de Brest, il est transformé en transport d'aviation. Sa propulsion est rénovée pour garantir 20 noeuds, sa protection est allégée, son armement limité à quelques canons de DCA (4 de 37mm et 6 de 25mm en affûts simples), le pont d'envol est coupé, une deuxième grue de 12 tonnes est installée, les brins d'arrêts supprimés et un ascenseur maintenu à l'arrière identique à ceux des Joffre, les deux autres sont supprimés.

Il effectue à partir de 1945 des liaisons avec Fort de France, Casablanca et Dakar, transportant généralement des chasseurs et des bimoteurs ne pouvant pas rejoindre par leurs propres moyens les destinations nommés.

Le Béarn va aussi servir de bâtiment-base pour hydravions d'exploration. Il servira ainsi au sein de la Force B avec le Commandant Teste à mettre en place des hydrobases pour renforcer les capacités de surveillance de la marine française.

Son remplacement est prévu pour 1948 et selon les conclusions du conseil supérieur naval il pourrait l'être par un porte-avions économique imaginé par les anglais

3-Caractéristiques Techniques

(A la construction)

Déplacement : standard : 25000 tonnes

Dimensions : longueur : 183m largeur : 27m (à la flottaison) 31 puis 35m (pont d'envol)
Tirant d'eau : 9m

Propulsion : 2 chaudières type Normand-du-Temple, 2 turbines centrales, 2 alternatives latérales entrainant 4 hélices.

Vitesse maximale : 21 noeuds Distance Franchissable : 3148 miles nautiques à 10 noeuds 862 miles nautiques à 18 noeuds

Protection : pont principal & d'envol : 24 mm, pont supérieur : 28 à 70 mm, ceinture : 83 mm de la flottaison au pont principal

Armement : 8 canons de 155m en casemates simples, 6 canons de 75mm antiaériens, 8 canons de 37mm antiaériens et 12 mitrailleuses de 13.2mm

Installation d'aviation :
pont d'envol : 180 m x 27 m 2 hangars de 124 m x 19,5 m

3 ascenceurs axiaux 5 brins d'arrêt

système de levage : grue de 12 t
carburant aviation : 115 856 litres

Groupe Aérien : 40 appareils

Equipage : 43 officiers, 832 officiers mariniers, quartiers-maîtres et matelots

(Après transformation en transport d'aviation)

Déplacement : standard : 25000 tonnes

Dimensions : longueur : 183m largeur : 27m (à la flottaison) 31 puis 35m (pont d'envol) Tirant d'eau : 9m

Propulsion : 2 chaudières Sural alimentant 4 turbines Rateau Bretagne entrainant deus hélices

Vitesse maximale : 23 noeuds Distance Franchissable : 3600 miles nautiques à 10 noeuds 1250 miles nautiques à 18 noeuds

Protection : pont principal & d'envol : 24 mm, pont supérieur : 28 à 70 mm, ceinture : 83 mm de la flottaison au pont principal

Armement :

4 canons de 37mm Schneider modèle 1935 automatiques en affûts simple.
Ce canon de 48 calibres tire des obus de 0.7kilos à une distance de 8000m à raison de 162 coups/minute

6 canons de 25mm Hotchkiss modèle 1938 automatiques. Ce canon de 77 calibres tire des obus de 0.3kg à une distance de 1800m à raison de 250 à 300 coups/minute avec des chargeurs de quinze coups

Installation d'aviation :

pont d'envol : 180 m x 27 m 2 hangars de 124 m x 19,5 m un ascenseur axial
système de levage : grue de 12 t

Capacité : 50 à 70 appareils

Equipage : 27 officiers, 624 officiers mariniers, quartiers-maîtres et matelots
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# Posté le mardi 29 septembre 2009 03:30